Video

Au Niger, c'est le dimanche 21 février qu'aura lieu le second tour de la présidentielle. En l'absence du président Mahamadou Issoufou (qui se retire après deux mandats), ce scrutin va opposer le candidat du parti au pouvoir, Mohamed Bazoum – qui est arrivé en tête au premier tour avec quelque 39% des voix – et l'ancien président Mahamane Ousmane – qui a obtenu quelque 17% des voix. Il y a donc un écart de 22 points entre les deux challengers. Pourtant, le candidat Mahamane Ousmane y croit, il le dit au micro de Christophe Boisbouvier.

Au Niger, ça y est, le MNSD et le MPR, les deux partis politiques dont les candidats sont arrivés troisième et quatrième au premier tour de l'élection présidentielle du 27 décembre ont choisi leur camp pour le second tour du 21 février. Ils appellent leurs militants à voter pour le candidat du PNDS au pouvoir, Mohamed Bazoum.

"Fier" de son bilan, Mahamadou Issoufou, 68 ans, qui quitte volontairement le pouvoir à l'issue de ses deux mandats comme président du Niger, se veut "optimiste" pour l'avenir de son pays et du continent, qu'il aimerait voir émerger malgré le jihadisme, la démographique galopante ou la difficile intégration continentale.

Mohamed Bazoum, fidèle lieutenant du président sortant Mahamadou Issoufou, arrivé en tête au premier tour de la présidentielle au Niger, affrontera l'ancien président Mahamane Ousmane au 2e tour en février.

Les résultat du premier tour de la présidentielle du 27 décembre au Niger seront proclamés samedi, a annoncé la Commission électorale nationale indépendante (Céni) dans un communiqué, alors que l'ancien ministre Mohamed Bazoum était largement en tête des résultats partiels publiés sur le site de la Céni.

Le Niger attendait toujours mardi, deux jours après le vote, les résultats de la présidentielle qui doit marquer la première transition démocratique entre deux présidents élus dans ce pays habitué aux coups d'Etat et en proie à des attaques jihadistes récurrentes.

Le dépouillement terminé dans les bureaux de vote, les Nigériens attendaient lundi les résultats de l'élection présidentielle qui doit marquer la première transition démocratique entre deux présidents élus dans ce pays habitué aux coups d'Etat et en proie à des attaques jihadistes récurrentes.

Video

Le dépouillement a commencé le 27 décembre au Niger après le premier tour d'une élection présidentielle devant mener à la première transition démocratique de l'histoire du pays d'Afrique de l'Ouest, régulièrement ébranlé par les attaques de groupes islamistes, les précisions du journaliste France 24, Cyril Payen.

Les Nigériens ont voté dimanche dans le calme à une élection présidentielle qui doit marquer la première transition démocratique entre deux présidents élus dans leur pays habitué des coups d'Etat et en proie à des attaques jihadistes récurrentes.

Le Niger, pays parmi les plus pauvres du monde à la démographie galopante, miné par des attaques jihadistes, élit dimanche un nouveau président lors d'une première démocratique dans ce pays marqué par les coups d'Etat, Mahamadou Issoufou quittant le pouvoir pacifiquement après ses deux mandats constitutionnels.

"Bazoum, le travailleur, le bosseur. L'homme des gens de la campagne et des pauvres. Frère d'Issoufou", dit une des chansons hagiographiques écrites sur commande pour sa campagne à la présidentielle de dimanche au Niger.

Pays parmi les plus pauvres du monde, miné par des attaques jihadistes, le Niger va réaliser au terme de l'élection présidentielle la première transition démocratique pacifique de son histoire, Mahamadou Issoufou quittant le pouvoir après ses deux mandats constitutionnels.

Une embuscade jihadiste a coûté la vie à 7 soldats nigériens dans l'ouest du Niger à moins d'une semaine de l'élection présidentielle, neuf jours après une attaque de Boko Haram qui fait 34 morts dans le Sud-Est.

Sous la menace permanente des islamistes de Boko Haram et ses dissidences, Diffa, la grande ville du sud-est du Niger à la frontière avec le Nigeria, vit en état de siège avec des habitants apeurés et pris à la gorge économiquement.

Avec le départ du président Mahamadou Issoufou, qui ne tentera pas comme d'autres chefs d'Etat l'aventure d'un troisième mandat, le Niger donne un exemple de démocratie mais les arrestations de leaders de la société civile ou l'éviction d'un opposant de la présidentielle du 27 décembre nuancent le tableau.

Plus d'actualité